Toutes les femmes, à différents degrés, ont internalisé la croyance que leur intuition n’était pas “importante”, ni fondée, voire qu’elle était risible.

Détail, vous dites ?

Je ne crois pas, non.

C’est toute la société qui est le reflet et les individus qui payent le prix de cet ancien paradigme.

La façon dont on conçoit la vie, on l’organise et on décide ce qui “compte” est entièrement déconnectée de l’intelligence féminine innée.

Des valeurs comme la coopération, l’attention aux autres, la créativité, l’intuition, la connexion à la nature, l’empathie, la recherche d’égalité, de compris, la non-violence l’écoute, la tendresse, la compassion, le partage, etc.

Sont toutes en lien avec notre partie féminine, que l’on soit femme ou homme.

Imaginez ce que serait un monde où il n’y aurait pas de domination du féminin, non.

Mais un équilibre.

Une intégration parfaite des forces des deux aspects, féminin et masculin.

La complétion.

L’harmonie.

Alors on n’organiserait plus le monde autour de la performance, mais des besoins du corps.

On éviterait l’épuisement et on favoriserait la créativité.

On aurait une relation d’harmonie avec notre Terre nourricière, et non pas d’exploitation.

Le pouvoir ne serait plus une domination, mais une capacité d’action collective.

Pour les hommes, ce serait la fin du poids de la virilité.

Pour les femmes, la fin du plafond de verre et de la double journée.

Même les villes seraient conçues pour être sûres et accessibles à tous, en tenant compte des besoins de chacun, en communautés saines.

La priorité serait donnée à la préservation du vivant, plutôt qu’à l’exploitation infinie des ressources.

Autour de la table, on préférerait des personnalités qui cherchent la médiation, et pas les démonstrations de force.

Et les structures ne seraient pas des hiérarchies, mais des cercles, où les plus vulnérables seraient au centre.

Imaginer une société où l’équilibre entre le féminin et le masculin est pleinement réalisé revient à concevoir un changement de paradigme profond.

Collectivement, nous arrivons à une poussée du féminin et à une volonté de réappropriation du pouvoir personnel de la part des femmes. 

Le monde est prêt à ce changement. Cette vision s’ancre de plus en plus en nous.