Ma sœur,
Défends qui tu es et ne plie pas face aux voix conformistes. Reste qui tu es, fais ce que tu sens, dis ce que tu crois, aime qui tu aimes et ne laisse personne ternir ton éclat, dénigrer ta vision, questionner ton ressenti.
Tu n’es pas un tapis sur lequel d’autres se nettoient, un crachoir dans lequel ils déversent leur fiel, une présence jetable à utiliser à leur convenance. Ton essence est sacrée, unique et précieuse, ne laisse personne qui ne t’honore entièrement avoir accès à ta personne.
Sois qui tu es, sans demander pardon, sans demander la permission, sans tamiser ta lumière par peur qu’elle écrase. Et laisse la vie faire le ménage parmi ceux de qui ne l’honorent pas. Laisse ton système nerveux te dicter les bons choix et les bonnes personnes, sans exception.
Et choisis seulement celles qui ont des bras assez larges pour t’accueillir toute entière, le cœur assez grand pour t’aimer comme tu le mérites, et avec lesquelles tu te sens en sécurité d’exprimer entièrement la vastité de ton âme.
Comprends vite la différence entre prix et valeur, et entoure-toi d’ami·es qui connaissent fermement les leurs et les concrétisent dans toutes leurs actions, même quand personne ne regarde.
Ne fais aucun compromis, n’entre jamais en conflit avec toi-même pour assurer le confort de quelqu’un d’autre — tôt ou tard la bataille s’enflammera à l’intérieur de toi et le feu commencera dans ta gorge.
N’accepte jamais une comparaison avec une autre femme. Tu es parfaite, absolument parfaite comme tu es, dans tes formes, couleurs, idéaux, désirs, rêves secrets — et chaque femme l’est tout autant. N’entre dans aucune compétition qui puisse dévaloriser qui que ce soit. Honore toutes tes sœurs.
Laisse les mots acérés revenir à qui les a prononcés, ne t’engage pas dans une recherche d’attention ou d’approbation, laisse la sagesse du temps laver les honneurs.
Je tiens à te le redire: personne n’a le droit de diminuer qui tu es, peu importe son rôle, son statut ou son âge.
Écoute la musique que tu aimes et chante-la à gorge déployée même si tu fausses. Offre ton don aux personnes de la manière la plus authentique et intègre qui soit, et n’attends jamais que quelqu’un confirme ta valeur – tu n’as besoin d’aucune forme de validation.
Remplis ton cœur de bons mots, de bons moments, de bons repas, de bons amis, et franchis ce seuil de peur en toi qui te sépare de celle que tu sais que tu es en vérité.
Ne deviens pas la copie de quelqu’un d’autre — aucun salaire, rang social ou apparence ne sera jamais à la hauteur de la valeur de faire ce que tu aimes faire.
Ne te laisse pas amadouer par des promesses de changement : soit tu l’acceptes, soit tu pars.
Toujours, au plus grand toujours, reste au centre de ta vie, même plus que tes enfants et tes partenaires. C’est seulement ainsi tu connaîtras vraiment la profondeur de l’amour et seras capable d’en donner autant.
Et si tu dois choisir une chose, une, à cultiver dans ta vie, cultive l’amour. Sans jamais t’arrêter, à toutes les saisons. Sous toutes ses formes. Sans faire de discrimination. Sans réclamer de médaille.
Cultive l’amour — pour toi, pour les autres, pour les êtres et la Terre, pour le grand système de la vie, pour l’universel à l’intérieur de tout ce qui existe et n’existe pas.
Tu es unique et c’est ce qui fait de toi un don pour le monde entier. Ne gaspille pas cette vie qui t’est donnée à croire le contraire.
Aime-toi.