Sous cette belle lumière de septembre, inspirée par des lectures et voyages intérieurs, je songe à ceci: notre essence, ou nature première, est l’amour ; et notre deuxième est celle de choisir l’expérience de l’amour.
On choisit l’expérience de l’amour quand on reconnaît qu’au sein de chaque expérience, il y a une forme d’expansion, de vérité, de délivrance, qu’on n’a juste pas encore saisie.
Notre travail n’est donc pas de se battre contre la vie ou d’y survivre. Plutôt, de manière plus responsable et ancrée dans le pouvoir d’agir individuel, c’est de revenir par des milliers de chemins différents à l’essence.
Ce qu’on a le devoir de faire est un choix conscient, volontaire et présent à chaque instant, dans la pensée, la parole et l’action.
Là loge toute notre puissance individuelle.
Notre aventure ici, qui se tresse entre enfance et vieillesse, expériences et relations, est le lieu de ce choix.
Ce n’est pas le non-choix de la peur de l’autre, la peur de manquer, la peur d’être abandonnée, la victimisation, l’impuissance, le sentiment d’infériorité. Cela est un écran omniprésent et bien entretenu par notre société, dans lequel il est facile de tomber.
Plutôt, c’est le choix qui exige le plus de courage, de conscience, de volonté et de travail sur soi, celui de revenir à cet amour, encore et encore, par toutes ses portes.
Choisir l’amour en toute chose revient à se reconnaître soi-même comme étant dans l’essence amour, pureté, harmonie, unité, justesse.
Et les autres aussi.
Et tout ce qui est.
Face à une perception d’injustice, choisir l’amour signifie choisir fermement la compassion et ne pas se laisser emporter par le piège de la haine et de l’accusation.
Face à de l’impuissance, choisir l’amour signifie continuer de voir la personne comme un être doté d’une infinie puissance, au-delà des termes de la situation, et de maintenir cette image ferme dans son coeur pour l’aider à s’émanciper.
Face à des passages de vie difficiles, choisir l’amour c’est savoir, par dessus toute croyance, que la vie est aussi un passage.
Face à la peine et à la tristesse, c’est de reconnaître le cadeau de vivre.
Face à la haine, au ressentiment et au mépris, c’est de se rappeler que nous sommes toutes et tous amour. Même l’autre. Même ceux et celles avec qui on est en désaccord, ou qui diffèrent de nous.
Face à la maladie, c’est de cultiver la gratitude.
Face à l’inconscience, c’est de rester consciente.
Face au jugement, c’est de trouver le pardon.
Face à la discrimination, c’est d’incarner l’inclusion.
Face à la discorde, c’est de nourrir la paix.
Cela reflète ce en quoi vous donnez toute votre attention, ce que vous nourrissez véritablement.
Depuis des millénaires, notre société est construite sur la base de l’inconscience et de la peur. Mais le choix est toujours individuel, et il est éminemment puissant.
Parce que quand tu décides de choisir pour toi ce qui est vrai et important et que tu veux voir dans le monde, et de donner toute ton attention à celui-ci, rien ne t’arrête. Et le monde devient un reflet de ce choix.
Ce qui nous sépare de ressentir la vie ainsi, c’est l’effort de choisir consciemment l’amour pensée après pensée, parole après parole, geste après geste, une minute à la fois. Choisir l’amour est le geste le plus subversif qui soit.
Bon équinoxe, belles âmes. Alors que le temps de la lumière et de la noirceur arrive à parité, je vous invite à reconnaître la beauté derrière cette harmonie qui a créé et régit l’univers. À y trouver l ‘amour.
Camilla